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Le 59e congrès des anciens sapeurs-pompiers de Paris, à L’Hermitage -reportage Ouest-France

Le 59e congrès des anciens sapeurs-pompiers de Paris, à L’Hermitage, près de Rennes, ce samedi matin. | Ouest-France

300 personnes environ ont assisté au 59e congrès régional des anciens sapeurs-pompiers de Paris, à L’Hermitage, près de Rennes, samedi. L’occasion aussi pour les retraités de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) de rencontrer la relève, les jeunes sapeurs-pompiers (JSP) bretons.

Sur son cœur, un bouquet de médailles. Le major Claude Renault ne lui en parlera pas pourtant préférant raconter le « métier formidable »

Ancien de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, le Breton Claude Renault raconte à Florine Goudard, jeune sapeur-pompier, cette expérience qu’il rêvait de vivre, quand, enfant, il écoutait son parrain en parler. « On vit un engagement quotidien au service des autres. On rend service à la population. On sauve son prochain. C’est fort. »

Ses cheveux blancs renseignent sur l’âge du major, mais le retraité des pompiers de Paris a le regard qui pétille de jeunesse. Il a œuvré pendant 37 années au sein de la brigade. Il se souvient particulièrement des nombreuses interventions lors des manifestations étudiantes en mai 1968.. 

« Nous sommes soudés »

Les pompiers de la Brigade de Paris (BSPP) ne sont pas des fonctionnaires territoriaux, mais des militaires. Napoléon 1er l’avait voulu ainsi, créant le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris après l’incendie de l’ambassade d’Autriche en 1810, lors d’une soirée célébrant son union avec l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche. Il est ensuite devenu « régiment » puis « brigade ».

Cette organisation militaire attire Florine Goudard, 18 ans. « Ça garantit une efficacité supplémentaire, avec un cadre, dit la jeune fille. J’espère intégrer cette brigade en y trouvant la cohésion qui caractérise les jeunes sapeurs-pompiers. Cela me plaît aujourd’hui, parce que nous sommes soudés aux JSP. » À 18 ans, elle évolue au centre de formation départemental, à L’Hermitage, pour devenir sapeur-pompier volontaire, dans un premier temps.

Cours théoriques, entraînement sportif, manœuvres… Tout l’intéresse. « Mon père, qui est pompier, m’avait parlé de cette formation, en m’avertissant des contraintes : les samedis, je me lève à 6 h du matin, depuis quatre ans, pour me rendre à l’Hermitage. Nous habitons à 50 minutes. »

« Ça fait rêver »

Au lycée, elle prépare l’examen du baccalauréat, avec l’idée de s’inscrire ensuite au DEUST Métiers de la forme, à l’université Rennes 2, ou au DUT Hygiène sécurité environnement. « Le lieutenant Jacques Gouéry, notre formateur qui dirige les JSP du département, était à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Il nous en a parlé. Ça fait rêver. » Son formateur est toujours officier de réserve, à la BSPP.